Culture - N°143 - Août/Septembre 2016

Livres

Souvenirs souvenirs

Les Souvenirs de Royan s’étoffent avec ce volume 5 consacré aux clichés de Jean-Pierre Boudon qui était photographe au journal Sud Ouest et dont François Richet, l’éditeur, à découvert des centaines de négatifs en sommeil dans son garage depuis 50 ans.

Il en a tiré à nouveau un livre passionnant dont la qualité de la photogravure est, comme de coutume chez cet éditeur, remarquable. On ressent la passion de François Richet pour cette ville et cette époque, baignée d’insouciance et de libertés. Il y a la qualité des photos mais aussi l’intérêt des commentaires des témoins de cette époque.

On y découvre des «stars» que l’on pouvait croiser dans les endroits à la mode avant leur entrée sur scène (Perret au bowling, Aznavour en dédicaces, Brel sur un ponton au port...) et aussi le quoditien animé de la station balnéaire l’été.

Souvenir de Royan, vol. 5, Le trésor oublié de Jean-Pierre Boudon, par François Richet, 208 pages, 24,90 €, éditions Trier Têtu

 

Architecture 1900

Les éditons Bonne Anse ressortent le Guide architectural Royan 1900 dans une version étoffée (voir CB n° 124). L’auteur débute l’ouvrage en donnant quelques clés de l’architecure de cette époque (styles de villas, matériaux, couleurs, chapiteaux, escaliers, bow-windows...) pour proposer ensuite quatre parcours à travers la ville à la découverte de ces villas. «Toutes ou presque cultivent l’art du détail. Les façades doivent exprimer sans détour la réussite sociale de leurs propriétaires.» Chaque bâtiment, repéré sur une carte, est donc présenté par de belles photos et son histoire est racontée. Six parcours sont proposés (deux à Pontaillac, trois au Parc et un à l’Oasis) et un chapitre est consacré à 15 édifices hors parcours.

Ce livre de référence donne envie de flâner dans les rues de la capitale de la Côte de Beauté à la découverte de cette richesse architecturale.

Guide architectural Royan 1900, par Frédéric Chassebœuf, 390 pages, 38,50 €, éditions Bonne Anse

 

Art et terreur

La vie de Colette Enard est loin d’être un long fleuve tranquille. Elle est composée de souffrances, de châtiments corporels, d’internements, d’incompréhensions. Quand cette femme, en 1951, décide de vouloir aller vivre en Australie après un divorce, sa mère la fait interner en clinique psychiatrique. Elle prend les pinceaux en 1952 et traduit ses angoisses dans des gouaches noires.

Elle part alors en Indochine sous les drapeaux français, en reviendra à nouveau renvoyée en établissement spécialisé, vivant d’horribles moments de tortures physiques et psychiques. Retirée, isolée avec quelques chats dans les bois non loin de Royan, ses tableaux retrouvent de la couleur puis elle se consacre à la tapisserie.

En 2011, le musée de Royan consacra une exposition à ses oeuvres dont on retrouve la reproduction de quelques-unes dans un cahier de 16 pages en couleur en pages centrales.

Hôtels psys «du temps que j’étais belle», par Colette Enard, 152 pages + 16 pages d’illustrations, 18 €, éditions Le Croît vif

 

Années 60

Témoin de l’intense activité artistique et touristique de Royan dans les années 60, le photographe Henri Marcou propose dans ce petit livre les clichés des artistes qui devaient se produire dans la station balnéaire à la mode et des photos de la vie quotidienne de ces instants royannais.

Ventura, Brel, Hallyday, Reynaud, Bécaud, Bourvil, Devos apparaissent en toute simplicité entre d’autres photos sur le port de pêche, la plage ou les terrasses des cafés. Histoire d’humer les parfums de l’époque.

Objectif Royan ‘60, par Henri Marcou, 94 pages, 15 €, éditions Bonne Anse

 

Roman policier

Emile Gaboriau n’a pas eu le temps de devenir le grand auteur qu’il voulait être. Né à Saujon en 1832, il «monte» à la capitale avec de grandes ambitions. En écrivant des feuilletons dans les journaux populaires, il devient le créateur d’un genre nouveau : le «roman judiciaire», appelé aujourd’hui roman policier. Il raconte avec imagination l’hypocrisie de la société, il tient le lecteur en haleine avec des coups de théâtre, des rebondissements, des émotions, du suspense...

Sa mort prématurée en 1873 ne lui permit pas d’obtenir la reconnaissance de ses pairs. C’est aujourd’hui que ses romans sont republiés et reconnus.

Emile Gaboriau, le père du roman policier, 220 pages + 12 pages d’illustrations, 18 €, éditions Le Croît vif

 
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