Culture - N°169 - Décembre/Janvier 2020

Livres

Préservation de l’océan

L’éditeur Glénat vient de sortir deux petits livres pour la défense de l’environnement, l’un sur la montagne, par l’alpiniste Reinhold Messner, et l’autre concernant les océans, par Paul Watson, cofondateur de Greenpeace et fondateur de Sea Shepherd (voir Livres dans JdP n° 150). On s’intéresse ici à ce dernier, quatre ans après la parution de Urgence ! Si l’océan meurt nous mourrons sorti au moment de la COP 21. C’est un appel aux citoyens et aux gouvernants pour se mobiliser en faveur de la préservation des océans, poumon de la planète qui fournit les trois quarts de l’oxygène que nous respirons.

L’activiste écologique canadien constate que nous menons notre planète à sa destruction en privilégiant des modes de consommation excessive à la protection de la nature. Dans sa vision la plus pessimiste, après l’épuisement des énergies fossiles, Paul Watson prédit : « Il y aura bien entendu un effondrement dramatique des populations humaines, accéléré par la surconsommation des ressources et l’émergence de nouveaux virus, à quoi s’ajoutera la disparition des autres espèces, ce qui conduira à la diminution des ressources causée par l’effondrement des infrastructures, des mauvaises récoltes, des épidémies et des guerres d’accès aux ressources. » Il explique que le salut de l’avenir de la planète passe par l’eau, source de vie. « Le phytoplancton produit de l’oxygène » et l’eau des rivières et des lacs, les estuaires éliminent les toxines et les déchets. Le soleil pompe l’eau dans l’atmosphère pour la transformer en pluie… et alimenter le cycle de la vie. 

Pour éviter le pire et ralentir le changement climatique, Paul Watson veut, entre autres, mettre fin à la dépendance aux énergies fossiles et utiliser des sources d’énergie alternatives, suspendre la pêche industrielle afin de permettre aux océans de se régénérer, stopper l’exploitation des forêts anciennes et tropicales, restaurer la biodiversité… Et que chacun devienne un activiste dans ses propres choix de vie.

Au moment où nous écrivons ces lignes, le ton monte dangereusement entre les membres de l’association et les marins bretons, les premiers surveillant de près les sorties en mer des seconds qui ne se laissent pas faire et en viennent aux menaces et intimidations musclées. Deux camps irréconciliables ? Un juste milieu devrait pouvoir être trouvé, pour le bien de tous. Mais on en est loin.

Urgence ! Il faut sauver les océans, de Paul Watson, éd. Glénat, 128 pages, 9,90 €

 

 

Un navigateur pas comme les autres

Damien Seguin est un navigateur connu pour ses deux titres aux Jeux paralympiques d’Athènes et de Rio, ses trois Route du rhum et sa victoire dans le Tour de France à la voile en 2017, des performances d’autant plus exceptionnelles qu’il n’a qu’une main valide. Il a créé l’association Des pieds et des mains pour rendre la voile accessible aux sportifs handicapés. Il a pris le départ du Vendée Globe cette année.

Dans la préface, Michel Desjoyeaux dit de lui que c’est un « marin exceptionnel ». « Damien est un compétiteur. […] On a tous des différences, lui les vit bien sinon il n’aurait pas réalisé tant de performances dans sa carrière. » Son engagement dans le Vendée Globe, la course la plus longue en solitaire (80 jours environ) et l’une des plus difficiles, est donc logique.

Eric Cintas, l’auteur du livre, journaliste spécialiste de la voile, revient sur la vie de ce navigateur. Sa mère est originaire de Port-Navalo, en Bretagne. « Amoureuse de la mer, elle lit la saga de Damien autour du monde, récit de Jérôme Poncet et Gérard Janichon, deux marins amateurs qui entreprennent un tour du monde en 1969 sur un bateau de 10 mètres portant le nom de Damien. » Elle s’était dit que son premier enfant porterait ce prénom. En 1988, à ses dix ans, la famille déménage en Guadeloupe pour des raisons professionnelles et il prend ses premiers cours d’Optimist dans un club de voile de Pointe-à-Pitre. En 1990, il assiste à l’arrivée de Florence Arthaud, première femme à battre les hommes sur la Route du rhum, et rencontre Mike Birch, arrivé quatrième. « Il aura suffi d’un regard et du sourire d’un marin de presque soixante ans pour qu’un gamin comprenne que, désormais, son truc ce serait la voile », écrit Eric Cintas. L’auteur revient ensuite sur toutes les grandes étapes de la vie de Damien Seguin : sport études à l’ENV de Saint-Pierre-Quiberon, premières régates, Jeux paralympiques, Route du rhum, compétitions aux quatre coins du monde… Le livre se lit comme un roman d’aventures.

Damien Seguin, le défi d’une vie, d’Eric Cintas, éd. Glénat, 272 pages (dont 32 pages de photos), 19,95 €

Vendée Globe : le départ a été donné le 8 novembre des Sables-d’Olonne. Fin novembre, il était classé 12e sur 32 concurrents encore en course.

Course à suivre sur www.vendeeglobe.org.

 
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