Les Mathes-La Palmyre - N°168 - Octobre/Novembre 2020

Zoo de La Palmyre : 3 M€ de pertes, mais une santé de fer

Premier site touristique de la Côte de Beauté et deuxième de Charente-Maritime, le zoo de La Palmyre est parvenu à éponger sans encombre les lourdes pertes liées à la crise sanitaire. Son directeur Pierre Caillé fait le point.

La Côte de Beauté – Que bilan tirez-vous de cette saison si particulière ?

Pierre Caillé – On a complètement limité la casse. Même si, à la réouverture au 2 juin, le démarrage s’est fait en douceur. Moitié moins de fréquentation en juin, par rapport à un mois habituel. Juillet, par contre, a démarré très fort. À tel point que l’on était en sous-effectif parce que nous avions retardé l’embauche de nos saisonniers. Il a fallu un petit coup de collier pour tenir le rythme [rires]. Globalement, la saison s’est bien passée : + 5% de fréquentation en juillet. Mais -10% en août, en raison de la météo capricieuse et d’une remontée de l’anxiété liée à la Covid. Il n’y a pas eu de très grosses journées par rapport aux autres années. C’était plus étalé. 

Au tout début de la crise, avez-vous eu des craintes au sujet de la santé de vos animaux ?

On était vraiment en veille avec le vétérinaire mais non, pas de grosses inquiétudes. Il y a d’autres maladies bien plus embêtantes pour nos animaux, comme la grippe aviaire par exemple. Les seules espèces sensibles, ce sont les grands singes. Du fait de la proximité génétique avec l’homme. On avait déjà des protocoles d’hygiène et sanitaires extrêmement précautionneux, dans ce sens. Les autres, il n’y a pas de soucis. Les animaux que l’on peut toucher – les girafes et les chèvres – ne craignent vraiment rien.  Il y a eu un cas de Covid, aux Etats-Unis, d’un tigre et d’une panthère, contaminés a priori par un soigneur. Mais des symptômes très légers. Les grands félins, de toute façon, les approcher à moins de 1 m, c’est déjà trop près [rires].

À combien chiffrez-vous l’impact financier de cette longue période de fermeture ?

Deux mois et demi de confinement sur cette période-là, avec les vacances de Pâques et les ponts de mai, c’est 3 M€ de chiffre d’affaires en moins. Soit 30% de notre activité annuelle. C’est extrêmement significatif. Il s’agit d’une perte sèche, non rattrapable. Typiquement, même pendant le confinement et la fermeture au public, le travail n’a pas changé pour nos 55 employés. Il fallait s’occuper des animaux au quotidien. Tout le personnel a travaillé, hormis une personne en garde d’enfant. L’État nous a aidés à hauteur de 240 000 €, mais nous n’avons pas fait appel à un prêt garanti en raison d’une trésorerie suffisante. Mon père et mon grand-père ont toujours eu à cœur de garder un minimum de trésorerie pour pouvoir supporter les coups durs et ne pas mettre le parc en péril. 

Cela peut-il néanmoins freiner vos projets d’évolution ?

Ça aurait pu, sans une saison correcte. Certaines choses seront peut-être retardées, mais l’essentiel est maintenu. Il faut continuer d’avancer. On est sur la rénovation de l’enclos « ours blancs », pour accueillir une nouvelle espèce que l’on dévoilera plus tard. Ce serait au mieux pour l’an prochain. Il y a également des travaux pour renouveler les équipements de notre clinique vétérinaire. Un espace de restauration aussi en objectif cet hiver. Sans faire un grand restaurant mais un point snack avec davantage de produits frais et locaux. Enfin, le spectacle des perroquets sera modernisé, avec un discours davantage pédagogique. L’idée est aussi d’intégrer un groupe d’ibis volants pour avoir une présentation plus dynamique et intéressante, notamment pour les enfants.

 
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