La Côte de Beauté - N°178 - Juin/Juillet 2022

Législatives : les sortants à l’épreuve

Dans la 4e circonscription, Raphaël Gérard (LREM) peut s’appuyer sur l’élan présidentiel. Didier Quentin (LR) devra, lui, s’en méfier, dans la 5e.

Deux sortants, deux situations légèrement différentes. Didier Quentin (Les Républicains) et Raphaël Gérard (La République en Marche) visent, le 19 juin, leur réélection, respectivement dans la 5e et la 4e circonscription, qui englobe notamment les deux tiers de Royan. À ceci près que Didier Quentin ambitionne un 6e mandat, après avoir vécu les deux derniers sur les bancs de l’opposition. Raphaël Gérard, lui, avait été élu en 2017 dans le grand élan LREM porté par la première élection d’Emmanuel Macron. Le président de la République a été reconduit dans sa fonction.

Le député sortant LREM de la 4e circonscription pourra se prévaloir durant la campagne de ce statut de député de la majorité. L’élection présidentielle dans cette 4e circonscription essentiellement rurale a toutefois montré une large expression en faveur de Marine Le Pen. Le Rassemblement national peine néanmoins traditionnellement à concrétiser les résultats de ce scrutin lors des législatives.

Jouer l’ancrage 

Le danger pour Raphaël Gérard viendra éventuellement de Françoise de Roffignac. La candidate Les Républicains ne misera pas sur l’aura pâlie de son parti. Valérie Pécresse n’a pas dépassé les 5 % dans la circonscription la plus septentrionale du département, mais Françoise de Roffignac mettra en avant son implication locale, élue municipale à Grézac, et la vice-présidence qu’elle assure au Conseil départemental.

L’ancrage sera aussi l’argument de campagne majeur de son homologue LR dans la 5e circonscription. Didier Quentin brigue un 6e mandat, mais ne peut pas davantage brandir trop haut l’étendard Les Républicains. Il ne sera pas non plus le seul à porter une candidature de droite traditionnelle. La coalition présidentielle Ensemble a investi face à lui, en effet, le Royannais Christophe Plassard, issu du parti Horizons, l’aile droite de la mouvance présidentielle. Lui-même voit en cette 5e circonscription « une terre de conquête ».

Quel rôle pour le RN ?

Un enjeu sera commun dans les deux circonscriptions : la nécessité d’abord de se qualifier pour un deuxième tour où les triangulaires devraient être l’exception. Un candidat doit rassembler sur son nom les suffrages des 12,50 % des électeurs inscrits. Face à une abstention sans doute proche des 50 %, la barre sera haute. Le Rassemblement national tentera, notamment dans la 5e circonscription avec Sandrine Werbrouck, élue municipale d’opposition sur l’île d’Oléron, de s’inviter dans le duel final le 19 juin.

Photo : Investi par la majorité présidentielle dans la 5e circonscription, le conseiller d’opposition royannais Christophe Plassard se verrait volontiers envoyer à la retraite l’ancien maire de Royan Didier Quentin, 75 ans, député depuis 1997.


Présidentielle : l’extrême droite a aussi percé sur la Côte

Si Emmanuel Macron est arrivé en tête, aux deux tours de scrutin, sur l’ensemble des communes de la Côte de Beauté (58% en moyenne au 2nd), Marine Le Pen n’est pas passée loin de le détrôner dans la station balnéaire des Mathes-La Palmyre, où six voix séparaient les deux candidats le dimanche final. Au 1er tour, l’extrême droite a failli virer en tête à Meschers, avec seulement 32 suffrages de moins que le président sortant. 

 

 

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