Sommaire du journal N°122 - Février/Mars 2013

 

Chers lecteurs,

Dominique Bussereau est un fin stratège politique. Il l’avait démontré en jouant un rôle majeur dans la défaite de Ségolène Royal aux législatives de La Rochelle en faisant voter au premier tour quelques-unes de ses troupes pour Olivier Falorni, contribuant ainsi à l’élimination de sa propre candidate, avant de les faire voter massivement au second tour pour Olivier Falorni.

Mais à Saint-Georges-de Didonne, chez lui, il vient d’essuyer un revers.

Il escomptait, pour cette élection municipale anticipée, une triangulaire au second tour pour que les deux listes de Françoise Brouard, le maire sortant qui lui est toute dévouée, et Danièle Coudert – ancienne première adjointe «démissionnée» en 2010 à la suite d’un recours administratif lancé par Jean-Marc Bouffard – puissent s’unir et battre ainsi le trublion Jean-Marc Bouffard.

Patatras ! La surprise a été totale puisque Jean-Marc Bouffard a été élu confortablement – 53,64 % des suffrages exprimés – dès le premier tour.

La défaite de Françoise Brouard (35,51 %) est ainsi le retour de bâton des élections de 2008 où Dominique Bussereau, élu maire, avait démissionné de la mairie, 15 jours après son élection, pour rejoindre le Conseil général de la Charente-Maritime dont il est aujourd’hui le président. Ses électeurs saint-georgeais n’avaient pas apprécié et ils viennent de lui faire savoir en votant contre lui, par Mme Brouard interposée, ou en choisissant Danièle Coudert, et surtout en ne se déplaçant pas pour aller voter : le taux de participation n’a été que de 52 % alors qu’il avait été de plus de 61 % en 2008.

On peut donc dire, sans faire injure à ses propres qualités, que l’élection de Jean-Marc Bouffard est une élection en quelque sorte par défaut.

Il reste que le nouveau maire désignera un nouvel élu communautaire à la Communauté d’agglomération royannaise, où Jean-Michel Renu était vice-président, à moins qu’il n’y aille lui-même. Et il est certain qu’il ne fera pas de cadeau au député-maire de Royan, Didier Quentin, auquel il reproche d’être intervenu de façon intempestive dans sa campagne et qu’il raille en lui conseillant de s’occuper plutôt de la «situation financière peu brillante» de sa ville...

Claude Fouchier

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