Sommaire du journal N°125 - Août/Septembre 2013

 

Chers lecteurs,

On lira avec intérêt notre enquête sur le marché immobilier local. Après l’euphorie des années 2000 où les agences immobilières ont poussé comme des champignons parce que la demande était supérieure à l’offre, les moins sérieuses d’entre elles ont mis la clé sous la porte car c’est désormais le contraire : l’offre est supérieure à la demande. Le tableau n’est quand même pas complètement noir. Les droits de mutation – la taxe perçue par les communes sur toutes les transactions immobilières – restent à un niveau élevé et comme nous l’indiquions dans notre dernier numéro quelques communes, comme Saint-Palais et Vaux-su-Mer, ont même enregistré des recettes plus élevées que celles qu’elles avaient prévues alors qu’à Royan elles étaient en baisse.

Le problème principal concerne le marché des résidences secondaires. Le marché a considérablement ralenti quand le gouvernement Fillon a décidé que, à partir du 1er janvier 2012, les exonérations sur les plus-values immobilières, dans la vente des résidences secondaires, seraient totales au bout de 30 ans au lieu de 15 ans précédemment. Ce qui a refroidi sérieusement de nombreux acquéreurs potentiels. Attendre 30 ans, même si les exonérations sont progressives, en a découragé plus d’un. C’est pourquoi l’annonce – faite il y a quelques semaines par le président de la République –, selon laquelle l’exonération totale serait ramenée à 22 ans au lieu de 30 ans, assortie de divers assouplissements dont on ne connaît pas encore la teneur, pourrait faire rebondir le marché. Sera-ce suffisant ?

Autre élément : le dispositif Duflot qui remplace depuis le 1er janvier la loi Scellier et qui a à peu près les mêmes objectifs : favoriser l’investissement dans l’immobilier grâce à une réduction d’impôt à condition de louer pendant neuf ans. La différence avec le dispositif Scellier est que celui de la ministre du Logement cible les communes où les besoins de location existent réellement et est assorti d’exigences environnementales et sociales. Le problème est que les principales communes de la Côte de Beauté ne sont plus éligibles au dispositif depuis le 30 juin. Les élus communautaires ont demandé à la préfecture une prolongation du dispositif, faisant valoir, à juste titre, que les logements sociaux manquent dans ces communes. On sait, en effet, depuis longtemps déjà, que les jeunes s’exilent à l’intérieur des terres et que, par voie de conséquence, la population stagne, voire diminue : «La population de Saujon a dépassé celle de Saint-Georges, souligne Jean-Michel Renu, alors qu’il y a dix ans elles étaient identiques.»

Il y a en outre un hic : les agents immobiliers sont vent debout contre le projet de loi présenté par la ministre du Logement baptisée ALUR (Accès au logement et un urbanisme rénové) qui veut, entre autres contraintes, plafonner leurs honoraires. Le projet de loi est actuellement discuté en commission et viendra devant l’Assemblée nationale le 10 septembre. Les débats risquent d’être chauds...

Claude Fouchier

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